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La chute drastique des recettes pétrolières commence à faire son effet dans la mesure où le gouvernement vient d’initier des mesures visant à freiner les importations de biens et services. Avec 60 milliards de dollars d’importations en 2014, le gouvernement est tenu de faire baisser de façon imminente la facture de ces mêmes importations et revoir sa politique de dépense. L’Association professionnelle des banques et établissements financiers (ABEF) a appelé à suspendre les opérations de domiciliation bancaire pour l’importation de véhicules neufs.

Les nouvelles orientations de l’Exécutif est de restreindre l’accès aux domiciliations bancaires pour le financement des importations. L’économie présente déjà un important besoin de financement, alors que la chute des cours du pétrole n’est amorcée que depuis la mi-juin 2014. L’heure est à l’affolement. Preuve en est : on s’attaque aux importations, dont la valeur flirtait à fin 2014 avec le dangereux seuil des 60 milliards de dollars. Le bouchon se visse autour de certains opérateurs, dont les concessionnaires, soumis désormais à un cahier des charges qui fixe les nouvelles conditions d’exercice du métier de distributeur automobile.

Mais au-delà de cet acte restrictif, non pour les normes de sécurité qu’il introduit, mais pour l’effet surprise, le retour aux déficits angoisse les dirigeants du pays au plus haut sommet de l’Etat. Il y a une quinzaine de jours, le ministère des Finances a réuni les banquiers de la place et leur a notifié les nouvelles orientations du gouvernement, apprend-on de sources dignes de foi.

L’option imposée est toute simple : restreindre l’accès aux domiciliations bancaires pour le financement des importations. Autrement dit, les déficits risquent de s’accumuler à l’avenir et les besoins de financement sont tels qu’il faudrait recentrer le concours des banques autour des besoins incompressibles, dont le financement de la facture alimentaire et les besoins du secteur de la défense.

Le scénario B prévu par les calculettes du gouvernement, dans le cas où le cours du pétrole brut ne remonte pas la pente de sitôt, n’exclut pas des coupes budgétaires importantes et la révision du mode de redistribution de la rente à travers des subventions. Au niveau de certaines administrations, des restrictions à l’embauche et aux promotions sont déjà imposées. C’est dire que les arbitrages se font en vase clos pour sauver les meubles. L’Algérie n’a pu encaisser que 4 milliards de dollars de recettes pétrolières durant les deux premiers mois de l’année en cours, à raison de deux milliards pour janvier et deux autres en février.

 

 

Le pays rentre sérieusement dans… le dur. Le Trésor public enregistre le plus important déficit depuis 2000, au moment où les avoirs du Fonds de régulation des recettes (FRR) — une sorte de cagnotte de l’Etat —  n’ont jamais été autant sollicités, depuis sa création il y a quatorze ans, que durant l’exercice écoulé. Le FRR a été amputé à hauteur de 2965,6 milliards de dinars en 2014, soit l’équivalent 27 milliards d’euros. Les positions financières extérieures du pays n’ont jamais été aussi fragilisées. Les indicateurs virent au rouge.

L’Algérie a perdu 15 milliards de dollars sur ses réserves de changes entre fin 2013 et fin 2014. Face à cette situation, le gouvernement se voit confronté à un double défi : faire baisser la facture des importations et réduire les dépenses budgétaires, bien que certaines soient incompressibles. On commence d’ores et déjà à tailler dans la structure des importations. Outre les voitures, plusieurs autres niches subiront le diktat des banquiers qui, en vérité, ne font que matérialiser, techniquement, les nouveaux desiderata de l’Exécutif.

A l’avenir, les arbitrages promettent d’être douloureux. Faute d’une économie productive et exportatrice, aucun substitutif n’est en mesure d’éviter le naufrage des caisses de l’Etat si les cours du pétrole se maintiennent à des niveaux aussi bas. Mais toutes les pistes qui pourraient être retenues, dans cette conjoncture d’austérité, impliquent des sacrifices. Dans les bureaux les plus étroits de certaines institutions, on nous parle d’un scénario semblable à celui de 1986.

Et dans les bureaux de certains experts et prévisionnistes, la tendance serait identique à celle de 2009, lorsque l’Algérie avait perdu la moitié de ses recettes au lendemain d’une crise financière (subprimes) qui a mis à genoux les Etats les plus puissants de la planète. En définitive, pour les prévisions de recettes de 2015, le gouvernement devra diviser par deux la facture des importations pour être à même de juguler le déficit de la balance commerciale. Et partant la balance des paiements, afin de ne pas épuiser les réserves de change.
 

Ali Titouche


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